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La Bible du VIème au XIIème siècle

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Suscitées par des missionnaires venus de Rome, c´est dans les Iles britanniques et en Irlande que les traductions les plus anciennes d´occident sont écrites. Ce sont de courtes gloses qui accompagnent les Psaumes et les Evangiles selon un texte vieux-latin et de plus en plus à partir du VIIIème siècle, ils accompagnent une Vulgate.
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Les premières expériences de traduction eurent une grande influence sur le continent où elles furent exportées au VIIIème siècle et au début du IXème siècle.
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Les initiatives se multiplient durant l´époque Carolingienne. Le souci d´une traduction très littérale y est évident, sans doute pour des raisons scolaires.
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Toutefois, la prédication et l´enracinement de la catéchèse semblent s´appuyer sur deux autres genres littéraires : d´une part le Diatessaron* de Tatien et de l´autre la poésie biblique. Ces deux genres littéraires ont exercé une influence plus profonde sur les chrétiens que les traductions fidèles.
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La cour impériale est en relation directe avec le réseau monastique. Charlemagne encourage l´érudition, aussi la Bible, livre de base pour toutes les activités de l´Eglise fut retravaillée.
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Alcuin, par sa formation prépare une Bible “corrigée” d´où la conclusion généralement admise que la Bible d´Alcuin a été préparée sur les ordres directs de l´empereur et qu´il s´agissait avant tout d'un texte ”impérial” dont la logique semble commander l´existence.
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L´Angleterre éblouie par le prestige de la culture carolingienne, finance une vaste entreprise de traduction. De grands poèmes bibliques voient le jour. Au Xème siècle suivront les paraphrases.
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Sur le continent, on note deux tendances : l´une va vers une traduction spirituelle où le souci du sens l´emporte sur la lettre, l´autre, épique, se perpétue et connaît même un renouveau dans le dernier tiers du XIème siècle.
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