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Polyglotte de Paris

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Le cardinal du Perron et Jacques-Auguste de Thon, bibliothécaire du roi, envisagèrent dès 1615 une réedition de la Polyglotte d'Anvers avec l'aide de deux maronites , Gabriel Sionite et Jean Hesronite arrivés d'Orient sur l'invitation de Savary de Brèves.
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A la suite du décés des deux principaux instigateurs de cette oeuvre, le projet fut repris par Gay-Michel Le Jay, avocat au parlement. L'oratorien Jean Morin se vit confier l'édition de ces textes. Pour les différentes versions prévues la répartition du travail fut la suivante : Philippe d'Aquin fut chargé de l'hébreu, Gabriel Sionite et Jean Hesronite s'occupèrent des versions syriaques et arabes, Abraham Echellensis ainsi que d'autres savants contribuèrent également à cette entreprise.
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On fit fabriquer un papier spécial pour l'impression, il était d'une telle qualité qu'il fut appelé carta impérialis. Les travaux d'imprimerie débutèrent en mars 1628. L'intégralité de cette polyglotte parut enfin avec une préface, datée du 1er octobre 1645. La diffusion fut freinée par la Polyglotte de Walton, et beaucoup d'exemplaires furent vendus au poids du papier. Ce n'est qu'en 1666 que la Polyglotte de Paris fut présentée au public sous un nouveau titre \" Biblia alexandrina heptaglotta \" mais cette ruse fut déjouée.
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Malgré les difficultés de diffusion il n'en demeure pas moins qu'il s'agit là d'une magnifique Bible en raison de la qualité des papiers et l'exécution typographique. Mais la grandeur du format rend son emploi fort difficile.
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Elle comprend 9 tomes reliés en 15 volumes granin-folio. Bien qu'elle fut supérieure à la Polyglotte d'Anvers par les nouveaux titres qu'elle contenait, elle n'eut guère d'influence, supplantée qu'elle fut bientôt par la Polyglotte de Londres
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